« Quand vous commencez quelque chose, ne lâchez rien. Même si on vous tue, n’abandonnez pas jusqu’à la fin de la mission. » L’un des dix principes de l’entreprise Dentsu, figurant toujours dans le carnet des employés, fait froid dans le dos. Bien plus que sa « traduction » anglaise, édulcorée. « Once you begin a task, complete it. Never give up. » C’est au sein de ce géant de la publicité qu’exerçait Matsuri Takahashi, 24 ans, jusqu’à son suicide le jour de Noël 2015, reconnu depuis comme mort par excès de travail (karôshi). La jeune femme aurait fait 105 heures supplémentaires du 10 octobre au 11 novembre, puis plus de 90 heures jusqu’au 18 décembre, développant entre-temps une dépression. Ce surmenage, mêlé au harcèlement par son autorité, a finalement eu raison de sa vie. Que prévoit la législation japonaise en matière d’heures supplémentaires ? Pourquoi certains employés peuvent aller jusqu’à mourir sous le collier ? Quel est l’avenir des conditions de travail dans l’Archipel ? Analyse.

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