La dépense des ménages au Japon a chuté de manière inattendue en juillet par rapport à l’année précédente après la pointe du mois dernier. Ces données ont remis en doute la durabilité d’une reprise économique axée sur la demande intérieure considérée comme essentielle pour stimuler l’inflation.

Les données maintiennent la pression sur les législateurs pariant que le resserrement du marché du travail augmentera les salaires et la consommation. Ce qui permettra, par ailleurs, aux entreprises d’augmenter leurs prix et de soutenir la Banque du Japon à atteindre son ambitieux objectif d’inflation à 2%. Le taux de chômage s’est stabilisé à 2,8% en juillet et 1,52 emplois étaient disponibles par candidat, le taux le plus élevé depuis 1974. Un signe que l’économie continue à profiter de ce que beaucoup d’analystes considèrent comme proche du plein emploi.

L’économie japonaise s’est développée à un rythme plus rapide depuis ces dernières années. Mais la croissance des prix et des salaires reste obstinément faible, les entreprises se méfiant toujours de la transmission des bénéfices à leurs employés. La perspective incertaine de la consommation a non seulement découragé de nombreuses entreprises d’augmenter les prix, mais a également entraîné une partie à revoir ses prix à la baisse. Le géant de la grande distribution Aeon a déclaré, la semaine dernière, qu’il réduirait les prix de 114 articles alimentaires dans 2 800 points de vente pour attirer les consommateurs et compenser le coût en rationalisant les opérations.