Alors que mardi 6 juin, des travailleurs d’un centre de recherche nucléaire ont été confinés dans une pièce avec de la matière radioactive pendant 3 heures, du plutonium a été retrouvé dans leurs urines.

L’incident s’est produit lorsqu’un sac contenant la matière a explosé, les ouvriers ne pouvant ainsi sortir au risque que la fuite se répande à l’extérieur. Plus de 22 000 becquerels de matière radioactive avaient été retrouvés dans les poumons d’un des travailleurs, en faisant ainsi le pire cas d’exposition radioactive interne dans l’histoire du Japon. Du plutonium et de l’américium ont été retrouvés en petite quantité dans l’urine des 5 ouvriers. Ils ne montrent pour l’instant aucun signe de problème de santé, mais ont été hospitalisés pour recevoir un traitement afin d’évacuer la matière radioactive de leur corps.

Cependant, un nouveau contrôle de l’Institut national des sciences radiologiques indique que les poumons des 5 ouvriers ne contiennent pas de plutonium. Il y a une possibilité pour que ce qui avait été détecté était en fait de la substance radioactive restée sur les corps des ouvriers. Cependant, de l’américium aurait été trouvé dans les poumons d’au moins un travailleur. Le président Toshio Kodama de l’Agence japonaise de l’énergie atomique a à nouveau présenté ses excuses, disant qu’il prendra la responsabilité « appropriée » en fonction de la cause de l’accident. Le gouverneur de la préfecture d’Ibaraki Masaru Hashimoto explique quant à lui à Kodama qu’« il y a eu un endommagement de la réputation » d’Ibaraki, réputée pour ses plages, alors que la saison des vacances commence.