Le mardi 9 janvier 2018, le ministre des Affaires Etrangères de la Corée du Sud, Kang Kyun-Wha, a déclaré que la Corée du Sud ne demandera pas au Japon de renégocier un nouvel accord en ce qui concerne la question sur les femmes de réconfort.

L’accord de décembre 2015

En décembre 2015, le Japon et la Corée du Sud ont signé un accord afin de régler le problème des femmes de réconfort, contraintes de fournir des rapports sexuels aux soldats japonais pendant la Seconde Guerre mondiale. Le Japon avait donc présenté ses sincères excuses et versé une indemnité d’un milliard de yens (7,4 millions d’euros) à une fondation afin d’aider les femmes de réconfort encore en vie.

La réaction du gouvernement sud-coréen

Le 27 décembre 2017, un comité d’enquête du ministre sud-coréen a conclu que l’accord de 2015 était imparfait car il avait été réalisé à huit clos et ne reflétait pas, par conséquent, les opinions des victimes. Suite à cette révélation, M. Kang a déclaré vouloir aider les femmes de réconfort encore vivantes à retrouver leur dignité en refusant l’indemnisation versée par le Japon et en créant, à la place, son propre fonds.

La réponse du gouvernement japonais

D’après le ministre des Affaires Etrangères Taro Kono, le problème a déjà été réglé vu que la Japon a présenté ses excuses officielles en 2015 et que l’accord réalisé à ce moment-là était « irréversible ».

Finalement, M. Kang a déclaré auprès des journalistes que la Corée du Sud ne pouvait « nier que l’accord était un accord officiel conclu entre les deux pays » et qu’elle a décidé « de ne pas chercher à le renégocier sur la base des opinions des victimes et des relations avec le Japon ».