Yun Byung-Se, ministre des Affaires étrangères en Corée du Sud, a vivement critiqué les positions révisionnistes du Japon concernant les « femmes de réconfort » lors d’une réunion au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies le 5 mars.

Siège des Nations Unies à New York - Photo : Cancillería Ecuador CC2.0
Siège des Nations Unies à New York – Photo : Cancillería Ecuador CC2.0

 

Le Japon et la Corée du Sud sont encore loin d’avoir enterré les douloureux souvenirs liés à la Seconde Guerre Mondiale qui les lient. Parmi les points d’histoire qui empoisonnent les relations entre les deux pays, celui concernant les « femmes de réconfort » reste l’un des plus importants. C’est ce qu’a rappelé Yun Byung-Se lors d’une réunion au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies qui s’est tenue le 5 mars. Il a qualifié l’attitude du Japon concernant cet épisode de la Seconde Guerre Mondiale comme « un affront à l’humanité et un mépris envers la vérité historique ». 

Les « femmes de réconfort » est le terme utilisé pour qualifier ces femmes qui ont été asservies sexuellement, et obligées de se prostituer dans des bordels militaires mis en place par l’armée impériale japonaise. Ces tristes événements ne concernent pas uniquement la Corée du Sud, mais également d’autres pays d’Asie.

Bien qu’historiquement cette partie de l’histoire soit avérée et prouvée depuis longtemps, les positions révisionnistes de Shinzô Abe et de son gouvernement ne cesse d’alimenter les tensions politiques avec ses voisins. La dernière en date est le désir de révision d’une déclaration d’un ancien Chef de Cabinet, Yohei Kono, datant de 1993 où il reconnaît l’implication de l’armée impériale japonaise dans ces rafles. Une version que les partis de droite au Japon cherche à minimiser, voire, faire effacer.

Park Geun-Hye, présidente de la Corée du Sud, lors d’une journée commémorant le Soulèvement du 1er mars 1919 (manifestation populaire contre l’occupation japonaise) a souligné l’importance de la reconnaissance du Japon. Elle a déclaré : « La vérité historique est un témoignage pour les survivants. Le Japon ne fera que s’isoler davantage en faisant la sourde d’oreille et en tentant de cacher cette vérité au profit de bénéfices politiques». Elle a également ajouté : « J’espère que le Japon sortira de ce déni de l’histoire, et en commencera une nouvelle vers la vérité et la réconciliation ». La présidente Sud-Coréenne à cité à titre d’exemple l’Allemagne qui a su faire face à son passé.

Yun Byung-Se a demandé au gouvernement japonais de prendre ses responsabilités, et d’éduquer les générations actuelles sur les « femmes réconfort ». Une chose qui est loin de se réaliser compte tenu de la direction que prend le gouvernement Abe à tendance très nationaliste.

 Daï Kaho – Sources : Japan TimesAsahi ShimbumNations Unis Droits de l’Homme

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2 Commentaires

  1. La Corée du Sud et le Japon doivent faire de ce conflits de femmes une union Nationale aussi bien pour l’éducation sur l’histoire que le comportement à adopter en terme de préocupationla plus petite, une piqûre de santé et une priorité en terme d’intégration aussi bien que pour les Hommes. La Journée de la Femme continuera d’exister pour les Femmes, mais que reste il des hommes intérieurs et d’extérieur ?

  2. Dans la news suivante il est question de favoriser la place des femmes dans le monde du travail ce qui est plutôt une bonne chose si tel est le souhait des femmes. Ces femmes vont donc prendre de la place dans l’économie et surement aussi dans la politique. J’aimerai bien savoir quelle est leur position sur ces « femmes de réconfort ».
    Se sont-elles exprimées sur le sujet ?

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