Lors de la réunion de la Diète de mercredi, la loi sur l’interdiction de possession de pornographie juvénile a été accepté à l’unanimité et devrait prendre effet le 22 juin. En effet, le Japon était le seul pays parmi le groupe des sept pays industrialisés à ne pas encore avoir interdit ce genre de pornographie. 

L'entrée du quartier de Kabukichô, le quartier des "plaisirs" de Tôkyô (© Ons)
L’entrée du quartier de Kabukichô, le quartier des « plaisirs » de Tôkyô (© Ons)

Le Japon est considéré comme première source mondiale en ce qui concerne la pornographie juvénile, que ce soit en photo, vidéo ou dans d’autres médias. En effet, il n’est pas rare de trouver des images sexuelles montrant des lycéennes ou même des collégiennes.

D’après les militants contre la pornographie juvénile, à l’heure actuelle, il est encore légal de posséder des images d’enfants maltraités ou violés. D’ailleurs, selon les données de la police, le nombre de victimes de pédopornographie a atteint le chiffre de 646 l’an dernier, mais ce ne sont que les mineurs qui ont été identifiés, et donc il y en a bien plus.

Ce projet de loi interdirait donc la production et la possession de ces médias, hormis les anime et manga, afin de laisser une liberté d’expression. Toute personne trouvée en possession de ces médias encourra une peine de prison d’un an ou une amende d’un million de yens. Cependant, afin de laisser les gens se débarrasser de ces médias, ils laissent un an avant que ces sanctions prennent effet.

Plus précisément, dans ce projet de loi, il est inscrit qu’il est interdit de posséder des œuvres où sont exposés des parties sexuelles du corps d’un enfant. C’est une des raisons pour lesquelles les managea et les éditeurs ont protesté en signalant que même de simples scènes de bain pourraient être considérées comme de la pornographie juvénile. Par conséquent une close insistant sur le but d’assouvir le désir sexuel a été ajoutée, excluant de ce fait les manga et les anime. Cependant, selon Hideki Takanuma, un membre du comité sur l’éthique, « l’interdiction de la pornographie juvénile, alors que la définition est encore indéfinie, peut être dangereux ».

Caroline – sources : The Japan Times, The Yomiuri Shimbun, The Asahi Shimbun

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8 Commentaires

  1. « D’ailleurs, selon les données de la police, le nombre de victimes de pédopornographie a atteint le chiffre de 646 l’an dernier, mais ce ne sont que les mineurs qui ont été identifiés, et donc il y en a bien plus. »

    Heu… s’il sont majeurs ce n’est plus de la pédopornographie.

      • En fait il s’agit d’une mauvaise traduction de l’article en anglais. ( désolé Caroline )  » mais ce nombre est seulement celui des enfants mineurs qui ont pu être identifiés, on considère que le nombre de mineurs concernés est bien plus élevé. » est peut-être mieux.

        Au Japon la majorité légale est à 20 ans mais :

        L’âge de majorité sexuelle est de 13 ans.
        Pour se marier 16 ans pour les filles, 18 ans pour les garçons.
        Entre 13 et 18 ans les filles peuvent se prostituer contre des cadeaux ( GUCCI et Louis Vuitton sont très content), les garçons peuvent se prostituer contre de l’argent à partir de 13 ans.
        A partir de 18 ans les filles et les garçon peuvent se prostituer contre de l’argent et tourner dans les video porno.

        A noter, au Japon seule la pénétration vaginale est considéré par la loi comme une relation sexuelle.

  2. Les articles du blog sont de plus en plus médiocres…
    Beaucoup trop d’approximations, d’inexactitudes, aucune valeur ajoutée des auteurs qui se contentent trop souvent de traduire « bêtement » un article déjà existant…
    Dommage, ce blog était prometteur…

    • Ne soit pas négatif Gilles, ceux qui écrivent les articles font beaucoup d’efforts, il y a des fautes ici et là mais elle ne demandent qu’à être corrigées.
      Quant aux articles évidement ils proviennent de sources  » professionnelles » mais la plupart des journaux subventionnés font de même et répètent entre eux les mêmes fautes et approximations.

  3. Bonjour,

    Nous restons à votre écoute et tiendrons compte de vos remarques pour nos prochains articles.

    Les personnes qui participent à ce site ne sont pas toutes des professionnels mais de simples volontaires qui donnent un peu de leur de temps pour transmettre leur passion du Japon.

    Si vous souhaitez vous aussi participer à la vie du site, nous serions heureux de vous compter parmi les rédacteurs.

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