Le taux de popularité du premier ministre japonais Naoto Kan a chuté à 15%, le plus bas niveau depuis que son parti de centre-gauche est arrivé au pouvoir en 2009, a indiqué un sondage publié mardi. Par ailleurs, 70% des personnes interrogées réclament le départ de Naoto Kan avant la fin de la session parlementaire fin août, selon cette enquête publiée par le journal Asahi (centre-gauche).

Naoto  Kan, 64 ans, très critiqué pour sa gestion de la catastrophe dans le Tohoku et de la crise nucléaire de Fukushima, est le cinquième premier ministre en cinq ans, depuis le départ en 2006 du très populaire Junichiro Koizumi, resté plus de cinq années en poste.

Nommé il y a un peu plus d’un an, le chef de gouvernement est soumis à d’énormes pressions de l’opposition conservatrice, mais aussi de sa propre formation, le Parti Démocrate du Japon (PDJ), pour céder la place.  Son taux de popularité était de 22% lors de la dernière enquête publiée en juin par l’Asahi.

Changement de politique énergétique

Le sondage effectué au cours du week-end a révélé que 31% des Japonais veulent le départ immédiat de M. Kan, tandis que 39% réclament sa démission d’ici à la fin août, lorsque la session parlementaire en cours s’achèvera.

Naoto Kan a indiqué qu’il ne quitterait le pouvoir qu’après l’adoption de trois lois au Parlement, relatives à une deuxième rallonge budgétaire pour la reconstruction, à l’émission d’obligations d’Etat et à l’utilisation des énergies renouvelables.

Depuis l’accident à la centrale nucléaire Fukushima Daiichi, provoqué par le séisme et le tsunami géant du 11 mars, le premier ministre a annoncé un changement de la politique énergétique du Japon, davantage tournée vers l’énergie solaire et éolienne, et imposé des « tests de résistance » aux 54 réacteurs de l’archipel.  « Le premier ministre Kan a pris récemment ses distances vis-à-vis de l’énergie nucléaire, mais cela n’a pas augmenté le soutien de la population », a relevé l’Asahi.

Le taux de popularité du précédent premier ministre de centre-gauche, Yukio Hatoyama, était tombé à 17% peu de temps avant sa démission en juin 2010, a rappelé le quotidien.

©2011 – LeFigaro.fr via l’AFP – Article original
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