Une manifestation raciste ciblant les Coréens s’est tenue ce dimanche 16 juillet. Le petit groupe, connu pour ses rassemblements xénophobes, s’est vu forcé de changer ses plans.

Autour de 11h, environ 30 manifestants sont arrivés en autocar afin de manifester contre les Coréens résidant au Japon. Escorté par un grand nombre de policiers chargés de maîtriser la marche, le groupe a manifesté dans Kawasaki, près du parc de la paix Nakahara. Mais peu après le début du mouvement, plusieurs centaines de contre-manifestants se sont précipités vers le groupe et l’ont entouré, certains s’asseyant pour l’empêcher de se déplacer. Les contre-manifestants, étant en fait des résidents locaux, ont tenté de raisonner les autres : « stop à la discrimination », « les discours de haine détruisent l’âme des gens ». Après environ 10 minutes, les premiers arrivés sont retournés dans le bus et sont partis précipitamment.

Le groupe aurait apparemment changé le départ de la manifestation après consultation de la police locale. Les officiers de police ont tenté de raisonner la troupe en lui rappelant qu’une nouvelle loi rendait les discours haineux illégaux, ce à quoi elle a répondu que manifester était un droit fondamental. L’homme derrière cette manifestation en avait déjà organisé plusieurs dont une en juin 2016, et son slogan est : « Purification du Japon, à commencer par Kawasaki », évocant une purification ethnique. Ses membres tiennent des discours agressifs tels que : « les cafards coréens, rentrez chez vous » ou « nous vous tordrons doucement le cou avec de la soie ». Le conseiller principal de l’extrême droite « Japan First Party » a également encouragé la population à se rassembler pour ce genre d’évènements. Choi Kang-ija, un Coréen vivant à Kawasaki, déclare : « Nous ne perdons pas. De par des mesures administratives et des révisions de lois, il deviendra impossible d’inciter à la haine. »