La police enquête actuellement sur un diplomate chinois soupçonné d’espionnage et de pratiques commerciales illégales.

Mi-mai, la police a demandé à l’ambassade de Chine à Tôkyô, via le ministère des Affaires étrangères, que le suspect se présente pour être questionné sur la violation de la convention de Vienne sur les relations diplomatiques. L’ambassade a refusé et le suspect, premier secrétaire âgé de 45 ans mais dont le nom n’a pas été communiqué, est rentré en Chine. L’homme serait relié à une unité de renseignement de l’Armée populaire chinoise de libération.

Le fonctionnaire était secrètement surveillé par le ministère de la Sécurité publique depuis quelques années après qu’il est commencé à approcher de nombreuses personnalités politiques et du monde des affaires après son affectation en été 2007. Il est notamment diplômé d’un master de l’université de Fukushima et a fréquenté pendant six mois le Matsushita Institute of Government and Management (qui a vu passer, entre autres, Koichiro Genba et Yoshihiko Noda).

D’après la police, il aurait obtenu son alien card (carte pour les étrangers résidant au Japon) en fournissant de fausses informations et aurait utilisé celle-ci pour ouvrir un compte en banque. Compte sur lequel était versé tous les mois la somme de 100 000 yens par une entreprise japonaise voulant s’ouvrir le marché chinois. Il se serait également fait passé pour un chercheur de l’université de Tôkyô.

« Les rumeurs rapportées par certains médias que [le diplomate en question] serait engagé dans des activités d’espionnage sont totalement sans fondement et scandaleuses », a déclaré Yang Yu, conseiller à l’ambassade chinoise, avant d’ajouter que le premier secrétaire avait quitté le Japon en raison de « l’expiration de son mandat ».

Pierre-Etienne De Lazzer – sources: The Japan Times

 

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