Ce dimanche 28 septembre, la police a indiqué que les secouristes avaient découvert plus de 30 personnes inanimées près du sommet du volcan Ontake.

Des alpinistes redescendant lors de l'éruption du mont Ontake (© @Rod39SK)
Des alpinistes redescendant lors de l’éruption du mont Ontake (© @Rod39SK)

Même si la mort n’a pas encore été confirmée officiellement, peu d’espoir subsiste concernant le sort des alpinistes. Cela ferait de cette éruption du mont Ontake la plus meurtrière de ces dernières années dans le pays.

En effet, la dernière catastrophe due à l’activité volcanique remonte à 1991 quand 43 personnes ont trouvé la mort dans une coulée pyroclastique lors de l’éruption du Mont Unzen, préfecture de Nagasaki.

Le mont Ontake est un volcan haut de 3 067 mètres situé à cheval sur les préfectures de Gifu et Nagano. Il est très populaire auprès des touristes, en particulier en automne. De ce fait de nombreuses personnes se trouvaient sur la montagne lors de son éruption hier.

La grande majorité a pu s’enfuir mais certains touristes ont dû trouver refuge dans des abris. Dans la matinée, 3 alpinistes ont été secourus par un hélicoptère des forces d’auto-défense. Dans la préfecture de Gifu, 26 grimpeurs ont commencé à descendre par leurs propres moyens après avoir passé la nuit à l’abri. Tandis que du côté de Nagano les touristes sont toujours bloqués dans les refuges.

Selon la préfecture de Nagano, 45 personnes étaient toujours portées disparues à 11h30 ce dimanche.

Pierre-Etienne De Lazzer – sources : The Japan Times, Mainichi

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27 Commentaires

  1. L’Arrêt cardio-respiratoire semble être un euphémisme des autorités pour ne pas déclarer les décès rapidement et ne pas choquer la population et les familles.
    d’après les vulcanologues, c’est une éruption de vapeur qui continue et provoque le nuage de cendre mais il est aussi à craindre que des coulées pyroclastique bien plus dangereuses sortent du volcan dans l’avenir.

    En 1991 parmi les victimes des nuées ardentes du mon Unzen se trouvaient 3 vulcanologues dont les Français Katia et Maurice Krafft.

      • Il y avait eu plusieurs secousses sismiques ( plus de 80) il y a 2 semaines mais les autorités locales ne semblent pas avoir prévenu les grimpeurs du risque. Il est assez affligeant en ce moment de voir à la TV les reportages sur les familles endeuillées alors que les vulcanologues répètent qu’ils sont surpris de l’éruption qu’ils navaient pas vu venir. Entre le voyeurisme morbide télévisé et la mine ahurie de ces cuistres diplômés cela me rappelle Fukushima.

        • Les éruptions de type phréatique ainsi que les phénomènes du genre nuées ardentes sont quasiment impossibles à prédire dans l’état actuel des connaissances et avec un stratovolcan comme le Mont Ontake (et le Mont Fuji d’ailleurs) c’est encore plus compliqué.

          Ce sont peut-être des cuistres diplômés -je ne les connais pas personnellement- mais les vulcanologues japonais ont une réputation d’excellence dans leur domaine, au niveau mondial. C’est d’ailleurs leur niveau d’expertise et leurs analyses des données qui ont permis de sauver de nombreuses vies comme en mars 2000 avec l’éruption du Mont Usu, pourtant lui aussi un stratovolcan. Les signes annonciateurs des éruptions successives, sur plusieurs jours, étaient bien plus manifestes.

          Si on devait évacuer les pentes des volcans chaque fois qu’il y a une période d’activité sismique mineure, il y aurait des évacuations toutes les semaines !!! L’activité sismique au Mont Ontake a connu un faible pic début septembre, suffisamment pour attirer l’attention de la JMA et mettre l’alerte au niveau minimum, puis les secousses sont devenues faibles et insignifiantes au cours des dix jours qui ont précédé la catastrophe.

          Je ne travaille pas à la JMA et je ne suis pas vulcanologue mais ça m’étonnerait beaucoup que quelqu’un puisse un jour débarquer et dire « c’était prévisible », arguments scientifiques à l’appui…

          • Je ne dis pas qu’il est possible de prédire les éruptions, je dis que les grimpeurs n’ont pas été prévenu qu’il y avait un risque. Le niveau de l’alerte a peut-être été levé trop rapidement mais pour le moment il ne semble y avoir aucune enquête sur le manque de prudence des autorités ni sur le manque d’information données aux grimpeurs. Le niveau d’alerte 2 qui est au Japon de ne pas approcher le cratère aurait été plus prudent du fait des secousses sismique du 10 et 11.

            Je trouve des similitudes dans l’attitude des scientifiques japonais entre l’éruption du mon Ontake et celle de la centrale nucléaire de Fukushima parce que dans les deux cas, c’est la gestion du territoire qui est en cause et que je trouve imprudent de construire une centrale nucléaire sur le rivage tout comme je trouve imprudent de construire des chalets au bord du cratère d’un volcan actif.

            Un volcan actif est toujours dangereux et la dernière éruption du mont Ontake remontait à 1979, 35 ans, ce qui ne représente pas grand chose dans la vie d’un volcan.
            La plupart des volcans au japon sont de type stratovolcans ou dôme de lave

          • « Je trouve des similitudes dans l’attitude des scientifiques japonais entre l’éruption du mon Ontake et celle de la centrale nucléaire de Fukushima parce que dans les deux cas, c’est la gestion du territoire qui est en cause et que je trouve imprudent de construire une centrale nucléaire sur le rivage tout comme je trouve imprudent de construire des chalets au bord du cratère d’un volcan actif. »

            ==> Question de bon sens? 😀

            A croire que certains individus n’en ont pas (ou alors, les sommes inscrites sur les chèques versés par les groupes de pression pro-nucléaires sont à 5-6 chiffres)…

  2. « Je ne dis pas qu’il est possible de prédire les éruptions, je dis que les grimpeurs n’ont pas été prévenu qu’il y avait un risque »

    Et donc à posteriori, puisqu’il y a eu éruption, il y avait un risque, vu comme ça…on a forcément raison…après.

    Sauf que encore une fois, les secousses de début septembre n’avait rien d’alarmant, l’agence a suivi les procédures habituelles dans de tels cas. Sur les 40 et plus de volcans sous surveillance au Japon, les niveaux d’alerte font le yoyo à longueur d’année, les autorités locales doivent donc lancer des alertes à chaque fois? Je m’excuse mais ça deviendrait invivable et carrément ingérable…

     » Le niveau de l’alerte a peut-être été levé trop rapidement mais pour le moment il ne semble y avoir aucune enquête sur le manque de prudence des autorités ni sur le manque d’information données aux grimpeurs »

    cf plus haut, les autorités ont-elles été imprudentes ou ont-elles fait comme d’habitude? Il me semble que tu intentes un procès, et désigne des coupables avant même que quoi que ce soit permette d’étayer un manquement grave aux consignes de sécurité et de prudence actuellement en vigueur.

    « Le niveau d’alerte 2 qui est au Japon de ne pas approcher le cratère aurait été plus prudent du fait des secousses sismique du 10 et 11 »

    Cette éruption implique de nouvelles données et j’imagine qu’en termes de prévention et de procédures d’alerte, des enseignements en seront tirés et des mesures prises. Après chaque éruption, l’agence a révisé ses normes, complété ses dispositifs, révisé les plans d’évacuation etc…

    « je trouve imprudent de construire des chalets au bord du cratère d’un volcan actif »

    L’humain est ainsi fait, on s’installe au plus près de monstres qui peuvent engloutir toute vie. Combien d’habitations à quelques encablures de volcans pas vraiment endormis, au Japon comme ailleurs. Le jour où le Vésuve pétera, ça sera autre chose qu’à Pompéi…

    • Ce que je constate c’est qu’il y a deux poids deux mesures. Quand c’est l’Etat qui fait une faute ou est imprudent, on trouve toutes les excuses du monde mais quand c’est une entreprise privée qui fait une faute ou est imprudente on monte l’opinion publique contre cette entreprise qui doit être punie. Les fonctionnaires et les élues s’en tirent toujours avec des excuses mais pourtant ce sont eux qui acceptent que l’on construise en terrain inondable et dans des zones dangereuses, ce sont eux aussi qui prennent les dessous de table et qui recueillent les votes de ceux qu’ils ont mis en danger. La corruption est un marché ou les deux acteurs sont responsables à parts égales, le corrupteur n’est pas plus responsable que le corrompu.

      • sur ce point je serai plutôt d’accord avec toi mais je doute que ça s’applique à la tragédie du Mont Ontake…les techniciens et scientifiques qui gérent les alertes ont suivi les procédures en vigueur … et dans l’état actuel des connaissances ET des moyens techniques alloués…on est selon toute vraisemblance devant la faute à pas de chance…

        • C’est donc là que je voulais en venir, le problème du mont Ontake vient de la gestion du territoire par l’Etat.
          ( je sais, je suis tordu).
          Depuis quelques années, la randonnée en montagne est devenu très à la mode au Japon, des émissions de télévision font la promotion de sites naturels, des magazines de sports outdoor sont apparus, les boutiques vendant les équipements de marques devenus très à la mode comme THE NORTHFACE, AIGLE ou ARC’TERYX se sont installés dans les quartiers branchés ne désemplissent pas ( rien à dire, c’est très bon pour l’économie).
          L’affluence au mont Fuji est telle qu’un péage a été installé, les petites montagnes autour de Tokyo comme Takao ou Okutama sont si fréquentées le weekend qu’on se croirait quelques fois à harajuku. Et tout cela est très bien, dès que l’on sort des villes et des banlieues, la nature est magnifique, surtout en automne.

          Qui dit touristes des montagnes japonaise, dit restaurants de udon ou soba plus les quelques habituelles boutiques de souvenirs, encore une fois rien à dire, cela est bon pour le commerce local et permet au habitants de rester vivre hors des grands centres.

          Donc, de plus en plus d’affluence dans les montagnes où il y a quelques années pas grand monde des villes ne venaient. Les montagnes, elles, n’ont pas changé, les volcan où très peu de gens allaient n’ont pas non plus changé et peut être que la surveillance de ces volcans n’a pas aussi changé, c’est à dire que les pouvoirs public n’ont pas augmenté les moyens de surveillance et n’ont pas pris en compte le nombre de touristes qui pouvaient se retrouver sur un volcan en éruption.
          La même éruption au mois de janvier n’aurait sans doute fait aucune victime et n’aurait même pas fait les titres des journaux mais cette éruption a eu lieu en pleine saison touristique, il y avait plus de 300 personnes près du sommet.

          La tragédie du mont Ontake n’est donc pas pour moi une catastrophe naturelle mais la tragédie du tourisme de masse mal gérée par les pouvoirs publics. Le match surfeur/requin est du même type.

          • ah ok, je te suis là… mais tu aurais pu annoncer la couleur et le propos dès le départ… ton premier post sonnait un peu du genre ‘les gens en charge de la surveillance (alertes, évacuations…) sont responsables’ (et de facto des salauds)… tu te situes maintenant sur une perspective bien plus large, qui est celui de la gestion du tourisme de masse et ça dépasse très largement les compétences et les attributions et de la JMA et des autorités locales. C’est au niveau de l’Etat, à un niveau macro-économique, qu’il y a problème: immobilisme, absence de vision et d’ambition, voire corruption dans certains cas…

  3. D’accord c’est beau un volcan mais faut quand être un peu con pour aller se promener au sommet d’un tel monstre!C’est comme aller se baigner sur une plage ou il y a des requins…
    Après, au nom du principe de précaution, les autorités ont clairement failli à leur mission.

    • le Stomboli est un volcan rouge, comme les volcan hawaiiens ou islandais, il est toujours en éruption et est très surveillé par les scientifiques.
      Justement, pour le Stomboli il s’agit de visites guidées et limité dans le temps, interdiction de rester la nuit, 40mn maximum au sommet pour de petits groupes, les guides ne sont pas content mais les autorités italiennes préfèrent jouer la sécurité.
      En général les volcans rouges sont moins explosifs que les volcans gris comme le mont Ontake.

      • Le Mont Ontake est de type explosif mais on parle d’éruption explosive quand il y a magma, or là et en 1979, ce n’était pas le cas, une éruption phréatique c’est de la vapeur, des cendres et de la caillasse

        « La dernière explosion de ce type remonte à 1979. Depuis, selon les informations de mes collègues japonais, il y a eu quelques légères éruptions, en 1991 et en 2007. Mais on ne constate aucune trace d’éruption magmatique sur ce volcan depuis des milliers d’années, soit presque aussi longtemps que les volcans d’Auvergne. En France, il aurait pu être considéré comme quasiment éteint » … Florent Brenguier, vulcanologue français

        et si je suis son analyse, tout ce qu’on peut mettre sur la table c’est de reprocher aux politiques de l’époque de ne pas avoir investi dans un réseau massif de capteurs spéciaux au sommet du volcan. Pas sûr qu’un tel dispositif existe ailleurs et qu’il ait fait ses preuves…très honnêtement je n’en sais rien et même si je m’intéresse un peu au volcans (ça a fait partie de mon cursus de formation) je suis loin, très loin d’être un spécialiste

  4. Il y a eu récemment sur Arte (non deep, pas sur la tête!) une émission intitulée « Sur les volcans du Japon » dans la série « Les plus beaux parcs nationaux d’Asie ». On y voit trois volcans du sud du Japon et on nous explique leurs différentes caractéristiques, leur surveillance, l’engouement qu’ils suscitent et l’influence qu’ils exercent sur leur environnement. Je ne sais pas si cette émission est disponible en replay mais elle vaut le coup d’œil.
    Précisons qu’elle a été diffusée avant la catastrophe du volcan Ontake.

  5. Le bilan est aujourd’hui de 51 victimes et les autorités pensent qu’une douzaine de personnes sont encore ensevelies sous les cendres au sommet du volcan.
    Les recherches ont été interrompue à cause du typhon numéro 18 qui balaie en ce moment l’archipel japonais.

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