Il existe beaucoup de religions au Japon mais il est raisonnable de dire que les deux principales sont le shintoïsme et le bouddhisme. Au Japon, contrairement à la plupart des peuples qui ont tendance à choisir une religion rendant impossible la pratique d’une autre, la plupart des japonais ont une vision plus floue de la religion et s’identifient souvent simultanément aux deux croyances et même plus encore.

Amida Bouddha tenant un nourrisson
Amida Bouddha tenant un nourrisson

Il n’est donc pas rare pour un Japonais de se rendre un jour au temple bouddhiste et le lendemain au sanctuaire shintô. Géographiquement, on trouve d’ailleurs très souvent les deux lieux de culte côte à côte, résultat d’une historique assez compliquée et rarement pacifique entre les deux cultes.

Il en résulte que les deux religions principales, telles qu’elles sont pratiquées au Japon se sont mutuellement influencées. Reconnaitre et différencier les différentes divinités dans ce pays peut être un véritable casse-tête pour tout amateur. Par exemple, il n’est pas rare de trouver la même divinité avec des noms différents ou des visages différents.

 

L’art figuratif et religieux du Japon

Le bodhisatva Kannon
Le bodhisatva Kannon

Ce large choix a ses avantages, par exemple lors de la prochaine vente aux enchères le vendredi 13 juin à Drouot, est une excellente occasion de se confronter à l’art religieux du Japon et de son expérience syncrétique.

Certaines statues ont des noms familiers tels qu’Amida ou Boddhisattva et représentent des divinités, d’autres symbolisent des personnalités plus terrestres tels que moines érudits, gardiens de temples… Parmi les divinités, on trouve des figurines au visage gras et serein (tel que l’on imagine Bouddha) mais on peut aussi admirer des statuettes bien plus surprenantes, dont le style rappelle le panthéon hindou par exemple.

Les statues sont de toutes les tailles et une grande majorité d’entre elles sont en bois (sobre, noirci ou doré) et il en existe également en bronze. Certaines sont présentées dans un zushi (temple miniature très souvent richement décoré), d‘autres sont seules ou toujours en lot de deux, comme le splendide lot de gardiens de temple bio en bronze vendu la semaine prochaine. Ces gardiens nio, appelés Agyo et Ungyo, ont des expressions faciales très particulières et impressionneront plus d’un visiteur (on trouve ces gardiens très souvent à l’entrée des temples au Japon). 

Alors dès la semaine prochaine, laissez-vous surprendre par l’art bouddhique et n’hésitez pas à vous attarder à Drouot ! Si vous ne pouvez pas vous déplacer, aucune excuse ! Assistez à la vente à distance en live sur drouotlive.com 

Les gardiens Agyo et Ungyo
Les gardiens Agyo et Ungyo
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8 Commentaires

      • C’est vrai quelle horreur! Seul l’Etat et les structures publiques ont le droit de parler de culture et d’art, les autres pouah que de sales capitalistes.
        Telly, ne vient jamais au Japon, tu vas être dégouté, les meilleurs musées et les plus grands collectionneurs sont privés.

          • Tu as raison Telly, la culture doit être gratuite, c’est pour cela que l’Etat ne paie pas les artistes qui reçoivent des commandes de l’Etat, c’est pour cela que les acteurs, les réalisateurs, tous ceux qui travaillent pour la culture subventionnée travaillent bénévolement à moins que peut-être ils sont payés par nos impôts n’est ce pas?
            c’est à dire que celui qui se fout de l’art paye pour celui qui l’aime.
            Et je ne parle pas de l’art contemporain, du cinema d’art et d’essai, du theatre syndiqué qui n’intéresse qu’un microcosme lèche cul du pouvoir mais que tous les contribuables financent.
            Et c’est vrai que la production culturelle subventionnée française est le phare de la culture mondiale n’est ce pas? Bizarre ce que les étrangers adorent de la culture française c’est justement toute la production avant que la culture soit sous la tutelle du gouvernement. Les étrangers ne doivent rien comprendre à la beauté de notre exception culturelle subventionnée.

            L’art est un marché comme un autre.

            Les tarifs des musées privés au Japon ne sont pas si élevés que tu le penses ( autour de 1500y) ce qui est raisonnable pour le Japon et au moins seul celui qui est intéressé paie pour le voir.

  1. @deepslv : « Les tarifs des musées privés au Japon ne sont pas si élevés que tu le penses ( autour de 1500y) »

    D’où vient ce chiffre ? J’ai calculé le prix moyen du tarif adulte pratiqué par les musées les plus connus de la préfecture de Kyôto : il est de 650 yens pour les musées privés et de 670 yens pour tous les musées ; le plus haut tarif, qui est proposé par un musée public, est de 1500 yens (votre moyenne…), le deuxième plus cher atteignant 1100 yens. Par ailleurs, et selon mon expérience, il me semble que la moyenne est nettement en-dessous des 1500 yens.
    Pour information, en 2003, le plein tarif moyen pour les musées de France était de 3,60 euros.

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