Cette rencontre entre Barack Obama, Shinzô Abe et Park Geun-hye se fera en marge du sommet international sur la sécurité nucléaire à la Haye qui s’est ouvert lundi 24 mars. Cela marquera t-il une véritable avancée dans les relations entre le Japon et la Corée du Sud?

Shinzô Abe et Barack Obama - DR
Shinzô Abe et Barack Obama – DR

C’est à la Haye que Shinzô Abe et Park Geun-hye vont tenir leur première discussion officielle. En effet les deux dirigeants n’ont pas organisé, depuis leur entrée en fonction l’an dernier, de rencontre à cause de différents problèmes diplomatiques. Cependant, la pression de leur allié commun qu’est les États-Unis a forcé cette entrevue qui les réunira au côté de Barack Obama. Washington cherche à consolider les relations entre ses deux plus proches collaborateurs en Asie, afin de renforcer son influence dans la région.

Cette réunion à notamment été planifiée grâce au concours de Caroline Kennedy, l’ambassadeur des États-Unis à Tôkyô. Mais c’est surtout parce que le gouvernement Abe a décidé de ne pas réviser la reconnaissance des « femmes de réconfort » que cette rencontre a été possible. Ceci était une condition sine qua non posée par la Corée du Sud, et Washington a encouragé Tôkyô à ne faire aucune révision (voir article).

Le principal sujet de discussion se portera sur la menace nucléaire que représente la Corée du Nord. Les différents historiques qui empoisonnent les relations entre le Japon et la Corée du Sud ne devraient pas être débattus.

Shinzô Abe et son administration n’ont pas accepté cette rencontre de gaieté de cœur, mais ont dû s’y résoudre car le premier ministre n’a que peu de marge de manœuvre à l’international. Tout d’abord la visite au temple Yasukuni fut un faux pas pour M. Abe qui, en plus d’envenimer la les relations diplomatiques avec la Chine et la Corée du Sud, a déçu en Occident. Washington s’est dit « déçu » par ce geste. Ensuite, Shinzô Abe qui voulait maintenir de bonnes relations avec Vladimir Poutine a vu ses plans compromis par son alignement avec les autres pays du G7 sur la question ukrainienne. Le fait que le Japon a absolument besoin du soutien des États-Unis sur problèmes territoriaux que représentent les îles Senkaku a forcé M. Abe à se plier aux exigences de son allié.

Cependant, des membres du gouvernement Abe se questionnent sur la véritable utilité de cette réunion. Il se serait même dit en coulisse que : « le plus important élément politique de cette rencontre sera d’avoir une photo des trois dirigeants réunis ».

 Daï Kaho – Sources : Japan TimesAsahi Shimbum

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