Un jeune homme ayant tué deux enfants et blessé trois autres dans une frénésie de crime barbare en 1997 à Kôbe, a publié un livre racontant ses crimes pour exprimer ses remords.

Vue sur le quartier de Tomogaoka où se sont déroulés les faits (Tomogaoka, arrondissement de Suma, Kôbe, Préfecture de Hyôgo)
Vue sur le quartier de Tomogaoka où se sont déroulés les faits (Tomogaoka, arrondissement de Suma, Kôbe, Préfecture de Hyôgo)

Entre février et mai 1997, un jeune adolescent de 14 ans agressa cinq enfants qui vivaient à Suma, l’un des neuf arrondissement de la ville, dont une petite fille en quatrième année d’école élémentaire qui a été battue à mort. Mais l’incident principal qui a fait connaitre l’affaire au monde entier fut la découverte de la tête coupée d’un garçon en sixième année d’école élémentaire à la porte d’un collège. Le coupable l’aurait étranglé puis décapité avant de l’amener devant l’établissement.

L’auteur des crimes étant mineur au moment des faits, — ce qui pourquoi son nom n’a jamais été communiqué — l’affaire avait motivé le gouvernement à réviser la loi sur les mineurs abaissant la responsabilité pénale pour les délits graves de 16 ans à 14 ans.

Dans son livre, l’auteur parle de son désir sexuel ainsi que de son développement affectif avant les crimes. Par exemple, il s’en prenait avant à des animaux, mais en grandissant il se lassa de ces derniers et voulu s’en prendre aux humains pour « voir ce que cela faisait ». Dans la seconde partie du livre, on découvre sa vie après qu’il est quitté la maison de correction en 2004, en particulier son métier de soudeur puis d’ouvrier journalier. La dernière section du livre est réservée aux familles des victimes à qui il présente ses regrets.

Le livre de 294 pages intitulé Zekka est en vente à partir d’aujourd’hui. Les familles sont opposées à la vente de ce livre ne voulant pas croire aux excuses de ce criminel ajoutant que c’est un manque de respect pour les victimes. Satoshi Oka qui a décidé de publier le livre a déclaré : « Je pense que les japonais doivent apprendre ce qui est arrivé dans son esprit, puisque que les crimes de mineur continuent de scandaliser la société ». 

Caroline – sources : The Japan Times, The Asahi Shimbun

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