Le gouvernement de Shinzō Abe a donné son accord le 17 juillet pour une première vente de composants de missiles aux États-Unis, une première depuis que le Japon a assoupli sa législation sur l’exportation d’armes.

Un lanceur de missiles PAC-3 installé à Ōsaka dans le cadre d'un exercice en 2013 - Photo : Hunini
Un lanceur de missiles PAC-3 installé à Ōsaka dans le cadre d’un exercice en 2013 – Photo : Hunini

C’est en avril que le gouvernement Abe a décidé de lever l’interdiction qui était imposée sur l’exportation d’armes. Il n’a donc pas fallu longtemps pour que Mitsubishi Heavy Industries obtienne l’autorisation de signer son premier contrat avec l’entreprise américaine Raytheon spécialisée dans les équipements de défense. Selon le ministère de la défense il sera question pour Mitsubishi de fournir des capteurs pour des missiles Sol-Air PAC-2 produits par Raytheon.

Avant la mise en place de cette nouvelle législation, le gouvernement japonais avait insisté sur le fait qu’il ferait attention à ce que ses produits ne soient pas vendus à un pays tiers. Cependant les missiles PAC-2 ne sont plus utilisés par les États-Unis, mais sont en revanche destinés à la vente à des pays du Moyen-Orient comme le Qatar. En se basant sur la nouvelle loi, le Japon doit en principe donner son accord pour une telle transaction. Cependant dans le cas présent cela n’est pas nécessaire car il est question de capteurs, et le ministère de la défense a ajouté : « Notre acheteur est les États-Unis, qu’ils décident d’exporter les missiles ou non n’est pas notre problème ».

Il est donc très probable que des composants japonais de missiles PAC-2 soient trouvés dans des conflits armés au Moyen-Orient aux mains de diverses nations. Cette tendance devrait se populariser car la technologie japonaise en matière de détecteurs est très demandée à l’étranger. Avec la nouvelle législation le Japon peut donc s’engager plus librement sur le marché de l’armement, chose qui était plus difficile avant avril. Cependant, les promesses sur le traçage et la surveillance de ces produits destinés à l’exportation ne semblent plus vraiment être une priorité.

Daï Kaho – Source :  Asahi Shimbun

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